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C’est la lutte des glaces – N°3 Magnum : Mettre Lagerfeld au chocolat

Pour faire la promo de son nouveau Magnum Temptation Noisette, le géant Miko a invité le génial Karl Lagerfeld dans une vraie suite au chocolat. Dommage que le styliste n’ait pas mangé une glace depuis dix ans….

 

«Le plaisir est là, saisissez-le.» Le nouveau slogan de Magnum sonne comme un pied de nez au Ministère de la santé et sa célèbre campagne «manger-bouger». Pour mettre en image ce commandement, une équipe de choc(olat) un brin bling-bling: le maître chocolatier Patrick Roger- dont le hobby est de bâtir des pièces géantes de 8o kilos – et Karl Lagerfeld accompagné de son égérie masculine, Baptiste Giabiconi. Trop fort ?

10,5 tonnes de chocolat
Le résultat est pourtant à la hauteur de l’excentricité du couturier allemand: une suite fastueuse en Magnum forgé dans l’hôtel La Réserve, place du Trocadéro à Paris. Du couvre-lit à la commode, en passant par la sculpture de Baptiste Giabiconi et à son cache-sexe en chocolat blanc, le moindre détail est chocolaté. «On recherchait l’exceptionnel», claironne Nicolas Dron, chef du groupe Magnum chez Unilever. «Entre les idées créatives et la conception, il y a des semaines de travail. La mise en place, elle, devait se faire en quelques jours. On était au mois d’avril, il faisait déjà beau et il ne fallait pas traîner.» Un ouvrage délicat donc, avec le risque que les 10,5 tonnes de chocolat au lait noir et blanc, ne fondent à cause de la chaleur des projecteurs et engloutissent le mannequin corse. «Cela a été un plaisir absolu de concevoir la suite en chocolat Magnum», confie Lagerfeld. «Mon idée était de flirter avec des influences françaises modernes mais aussi traditionnelles, pour créer quelque chose de remarquable en chocolat belge.» «Un plaisir absolu» qu’on imagine fort bien rémunéré (aucun chiffre n’a filtré). Pour Baptiste Giabiconi, dont la sculpture a nécessité sept heures de moulage, le plaisir a sûrement été un peu moins intense.

7 heures de moulage
Et au fait pourquoi sucrer Lagerfeld dans cette histoire de chocolat ? «5on expérience était particuIièrement adaptée», explique Nicolas Dron. «Et puis, c’est quelqu’un d’international qui a une vraie aura dans le monde. » Pas non plus évident. Surtout quand on sait que le directeur artistique de Chanel n’a pas mangé une glace depuis au moins dix ans. En 2000, pour rentrer dans les fringues ultra gainées d’Hedi Slimane, Karl Lagerfeld entreprend un régime d’ascète nommé «régime Spoonlight»: 1200 calories par jour grand max’. Epaulé par le Dr Jean-Claude Houdreq il perd près de 43 kilos en un an et retrouve son poids d’adonis. Aujourd’hui, l’ami Karl prête son image filiforme à l’une des glaces les plus balaises du marché. Quand on sait qu’il ne mange que deux sachets de protéines en poudre au petit déj’, c’est étonnant.

Alexandre Majirus